Dialoguer avec les chevaux… Tout le monde peut le faire !

 

Il existe plusieurs formes de communication selon les espèces vivantes; nous les humains c’est principalement avec le langage des mots que nous communiquons,  le cheval n’est pas en reste et pour communiquer avec lui, il faut savoir ouvrir nos sens pour essayer de se mettre à sa place, et arriver à se plonger à l’intérieur de son être.

Alors exercez-vous, mettez-vous à sa place et imaginez-vous d’avoir 4 membres, de manger de l’herbe, de galoper, de jouer avec vos congénères. Regardez les choses autour de vous comme un cheval pourrait le faire, plongez-vous totalement dedans, sentez la puissance de leur corps, l’envie de vouloir bouger  et de s’exprimer en toute liberté. Maintenant vous êtes un cheval et vous avez une amie humaine, celle-ci fait quelque chose que vous n’adhérez pas, vous essayer de le lui dire, mais aucun mot ne sort, évidemment vous êtes un cheval et vous ne parlez pas… Comment le lui faire savoir ? Le seul moyen d’expression se fera via votre corps. Vous mettrez les oreilles en arrière, vous lui ferez un regard furieux, vous lui montrerez votre postérieur, vous lèverez votre tête bien haut bref vous essayerez par tous les moyens de lui faire comprendre votre désaccord… Cette humaine qui est votre amie jusqu’à présent pense que c’est contre elle-même que vous faites tous ces gestes, elle le prend mal et  se fâche.

Pourtant c’était juste votre langage et votre façon de dire non à la chose… Voilà comment se ferme la communication entre le cheval et l’homme.

Le cheval est aussi un enfant, et ce n’est pas pour autant que vous devez lui céder à tous ses caprices. Imaginez-vous en conflit avec votre mère, elle n’est pas d’accord avec vos choix et vous n’êtes pas d’accord avec son autorité. Pour avancer, il faudra  trouver un arrangement qui vous correspondra à tous les deux.

C’est pareil avec le cheval, il faut trouver des arrangements entre les deux. Toutes décisions prises sans demander leur avis sera perçu comme une forme d’autorité et donc une atteinte à la liberté. Le cheval deviendra un esclave.

 

Quelques outils pour mieux communiquer avec votre cheval :

 

 1) L’observation du langage corporel.

 

Comme les chevaux nous parlent avec leur corps, il faut donc leur répondre avec le nôtre!

Un cheval est un animal peureux, il a besoin de se sentir en sécurité à côté de vous.  C’est une des choses les plus importantes pour commencer sur de bonne base avec lui.

1. Commencez par lui montrer que vous êtes fort. Votre posture doit être droite, les jambes seront écartées à hauteur des épaules avec les genoux légèrement pliés, les pieds seront bien posés dans le sol et les épaules retirées vers l’arrière. Il faut que vous lui montrez que vous êtes la, présent avec lui, et c’est avec cette posture que le cheval vous regardera. Les chevaux étant nobles, il faut que vous le soyez aussi!

2.  Lorsque vous voulez lui apprendre un exercice, faite-le d’abord à côté de lui, et faites-le aussi avec lui. Il comprendra beaucoup plus vite, il trouvera ça amusant et il le fera de bon cœur.

3. Apprenez à mettre une certaine distance avec le cheval. Si vous le respectez, il doit vous respecter aussi! Faites lui comprendre que les humains ont moins de force qu’eux, et qu’ils peuvent vous faire mal sans le vouloir.

4. Lorsque vous le longer, n’hésitez pas de bouger avec le cheval. Faites le mouvement que vous avez envie qu’il fasse, si vous avez envie qu’il s’incurve, penchez votre tête vers l’avant et rentrez votre menton (je me suis fort amusée à le faire, le cheval répondait incroyablement bien). Il ne faut pas non plus le plonger dans un travail incessant car il ne sait pas ce que c’est de travailler, ça n’a pas de sens pour lui.

Je vous conseille vivement le livre de Klaus Ferdinand Hempfling « Lorsque les chevaux nous parlent« . Il y a également beaucoup d’illustration qui vous permettront de vous donner pleins d’autres outils pour chaque situation difficile.

 

 2) Etre vraie avec soi-même.

 

Pourquoi je dis avec soi-même et non être vrai avec eux-mêmes ?

Les chevaux eux sont vrais, ils ne savent pas ce que c’est de mentir, de détourner une situation à leur avantage ou de faire un tas de trucs bizarres pour avoir l’impression de se sentir mieux.

Nous par contre, on recherche tous à être aimés de l’extérieur, c’est pour ça qu’on fait autant de choses inutiles. Mais cette recherche d’amour on ne la trouvera jamais car elle se trouve uniquement à l’intérieur de nous.

Le cheval reflète ce qu’il y a en nous, alors quand ça ne se passe pas bien, nous savons qu’on a quelque chose à apprendre pour évoluer. Remerciez-le car c’est un excellent professeur pour apprendre à s’aimer davantage.

« On ne connait jamais le cheval parce qu’on le veut. On connait le cheval parce qu’on a d’abord appris à se connaitre »    

Klaus ferdinand Hempfling

 

 

 3) L’anthropomorphisme : qu’est-ce que c’est ? 

 

Définition de Linternaute : Tendance à attribuer aux animaux des sentiments humains.

Si nous voulons arriver à communiquer avec eux et avoir une relation de bien-être, il faut arrêter de penser à leur place. Nos besoins sont complètement différents d’eux.

Exemple: leur poil est fait pour les protéger du soleil, du froid, de la pluie, de toute température. Penser qu’il va avoir froid la nuit car les températures vont baisser de 10 degré est une erreur. Nous oui on aura froid car nous n’avons pas de poil, et le sentiment humain de froid va donc être reporté sur le cheval. Mettre une couverture part d’une bonne intention, car nous voulons le meilleur pour lui, à ce moment-là il faut lui demander son avis et il répondra par son corps : regarder son œil quand vous lui mettez la couverture, est-il triste, furieux, abattu? Met-il les oreilles en arrière ? C’est ça un bon dialogue avec le cheval.

Si vous faites des concours et que vous n’avez pas le choix de mettre des couvertures, trouvez des arrangements avec lui, mettez la couverture uniquement la nuit par exemple. (Le cheval a besoin aussi de se gratter des zones de son corps pour ses soins personnels, avec une couverture il ne sait pas le faire ou plus difficilement).

 

Conclusion : 

 

Si nous voulons être en parfaite harmonie avec le cheval, il faut lui faire confiance! Il sait mieux ce dont il a besoin que nous; s’il a mal au ventre, il saura la plante dont il aura besoin, s’il a mal la tête, il va se rouler par terre pour stimuler des zones qui vont le soulager, s’il a besoin de mettre de la boue à certains endroits, c’est qu’il sait que celle-ci a des propriétés spécifiques pour sa santé.  Il sait ce qu’il doit faire pour tout, il ne se laissera jamais mourir. Alors le mieux c’est de lui laisser le choix, un pré avec du foin à volonté, et un abri pour  lui laisser le choix de s’abriter ou non.

Trouver des arrangements est la meilleure solution, si ce n’est pas possible de le mettre tous les jours au pré par exemple, alors sortons-le du boxe un peu tous les jours, etc etc

 

Laurence Willaime

 

 

 

 

 

 

 

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